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Billet d’actualité du 29 avril 2016
En mai, défais ce qui te déplait !

vendredi 29 avril 2016

La mobilisation contre le projet de Loi, qui n’a de travail que le nom, continue malgré la recrudescence des violences. Mieux, elle s’étend car au-delà des 500 000 manifestants partout en France, la contestation gagne de plus en plus de secteurs. Mardi les cheminots ont réussi leur démonstration de force contre la convention collective ferroviaire, les intermittents réussissent à négocier un accord sur les règles d’assurance chômage que le MEDEF et le gouvernement doivent encore accepter. La mobilisation s’élargit avec une convergence souhaitée par beaucoup de citoyens avec les « nuits debout » que Philippe Martinez doit rencontrer, d’ores et déjà de nouvelles manifestations sont prévues le dimanche 1er mai, et de nouvelles initiatives, mobilisations, prises de parole publiques, interpellations des députés auront lieu le mardi 3 mai, jour d’ouverture du débat à l’Assemblée nationale. Le tout, en gardant la même unité syndicale.

Le gouvernement doit entendre et retirer ce projet de Loi, nous ne lâcherons rien car affaiblir le code du travail permettra au futur gouvernement de continuer en cassant le statut de la Fonction Publique selon la même logique. Sans préjuger du résultat des futures élections présidentielles, il n’y a qu’à regarder les projets politiques des candidats aux primaires des « républicains », ne laissons pas la porte des déréglementations s’ouvrir.

Les stigmatisations tout azimut entre ceux qui travaillent et les privés d’emplois, entre les salariés du privé et les fonctionnaires, entre les jeunes et les autres, entre ceux qui seraient accrochés au passé et aux avantages acquis et ceux, modernes, qui seraient prêts à accepter toutes les compromissions sous prétexte de changements, de soi-disant libertés qui auraient toutes les vertus. Bref des propos assénés sur le ton d’une réflexion supposée profonde alors qu’elle s’enferme dans des représentations d’un simplisme affligeant : bons contre méchants, riches contre pauvres, liberté contre totalitarisme… Véritable escroquerie intellectuelle qui revient, tout simplement, à prendre la défense des dominants, des chefs, des élites, des gagnants et aboutit à faire l’apologie de l’argent « libératoire », du luxe, des inégalités, bref, à défendre l’ordre établi en refusant de se demander, justement, ce qui l’établit. La loi El-Khomri symbolise cette division de la société.

Ne lâchons rien et partons à la conquête de droits nouveaux, c’est possible.

Faisons vivre et mettons en débat nos propositions !