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Billet d’actualité du 23 novembre,
Retraites des fonctionnaires : pour 100 balles, t’as plus rien !

vendredi 23 novembre 2012

En septembre 2012, le Conseil d’orientation des retraites a disposé d’une étude de la DGAFP sur les primes des fonctionnaires d’Etat en 2010 (taux des rémunérations non indiciaires par rapport au salaire indiciaire : 600€ de primes sur 2000€ d’indiciaire = 30% de primes).

Les résultats en sont édifiants :
- Pour l’ensemble des fonctionnaires civils et militaires le taux de primes - moyens est de 30%
- Pour les militaires il est de 51%
- Pour les enseignants il est de 14%
- Pour les non enseignants subissant la pénibilité (« service actif » et départ anticipé en retraire), il est de 54%
- Pour les autres fonctionnaires civils (« sédentaires » faisant un travail administratif « normal », comme le rédacteur du billet), il est en moyenne de 39%.

Si seuls 21% des enseignants ont plus de 20% de primes, c’est le cas de 78% des fonctionnaires civils « sédentaires », et de 99% des fonctionnaires soumis à la pénibilité du travail (« service actif »).

Pour compléter le tableau, en novembre le COR a disposé de chiffres concernant le taux de remplacement de la pension de retraite par rapport au dernier salaire brut.
Pour une carrière complète, il est normalement de 75% du salaire indiciaire.
Mais si on inclut les primes dans l’ensemble de la rémunération, on s’aperçoit que pour les fonctionnaires d’Etat de 1946, aujourd’hui tous partis en retraite, il en est tout autrement.

Les trois quarts d’entre eux ont un taux de remplacement inférieur à 75%, et souvent bien inférieur. 80% des fonctionnaires ont un taux de remplacement entre 50% et 80%.
Le taux de remplacement brut est en moyenne de 59.7%, bien loin des 75% !

Pour les générations suivantes, le taux de primes est encore supérieur et la situation encore plus dégradée, de façon certaine.

Ca n’est pas la pseudo retraite additionnelle par capitalisation sur les primes, avec ses 1% du salaire brut pour 10 ans de cotisations, et ses 230 millions de pertes sèches sur les obligations grecques en 2011, qui fera le complément.

Cette situation est insoutenable à tout point de vue, et renforce encore la nécessité maintenant urgente d’intégrer les primes ayant valeur de complément de traitement dans la grille indiciaire.