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Pour un désarmement nucléaire international

vendredi 29 juillet 2022

Alors que l’on s’apprête à commémorer les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, qui ont eu lieu les 6 et 9 août 1945, la question de l’armement nucléaire est plus que jamais d’actualité.

La guerre en Ukraine porte, en filigrane, la menace constante, agitée par la Russie, de l’utilisation de l’arme nucléaire.

Depuis les années 2010, une coalition d’ONG, la Campagne pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) travaille en collaboration avec l’ONU à rendre les armes nucléaires hors la loi.

L’objectif est d’aller plus loin que le traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) signé en 1968 et qui définit les droits, les obligations et les modalités de garantie et de contrôle des pays possédant l’arme nucléaire et de ceux ne la possédant pas.

Le 24 octobre 2020, un 50e pays, le Honduras, a signé le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Un nombre de pays signataires qui n’est pas anodin : il permet l’entrée en vigueur, le 22 janvier 2021, de ce traité international des Nations Unies qui incite les pays signataires à ne plus posséder d’armes nucléaires, et à ne plus faire de recherche et développement.

Plus d’un an après, d’autres pays l’ont ratifié : « Plus il y a de pays signataires, plus le traité va s’imposer » analyse Eric Vallade, animateur du collectif Paix et désarmement de la CGT. « Ce traité est un outil pour porter la question du désarmement, la poser de manière internationale »

La CGT, seul syndicat à avoir en son sein un collectif Paix et désarmement, fait en effet partie du groupe des organisations qui appellent à signer ce traité.

Le syndicat milite pour le désarmement total avec l’idée que l’arme nucléaire n’est pas dissuasive : moins les pays sont nucléarisés, plus le risque de conflits majeurs diminue.

Dans ce combat, il associe les salariés de l’industrie de l’armement, afin de réfléchir aux stratégies de reconversion et de diversification, afin que le désarmement n’entraine pas de suppression d’emplois.

En outre, l’arme nucléaire coute cher - 5 milliards d’euros en France, qui pourraient être utilisés autrement.

Dans le cadre de cette réflexion, la CGT et le Mouvement de la Paix participent à la journée internationale de la Paix le 21 septembre et à la journée de l’ONU pour l’élimination totale des armes nucléaires le 26 septembre.

Ensemble, ils ont décidé d’organiser conjointement un colloque sur le thème « une économie pour la Paix » qui aura lieu le 5 octobre dans les locaux de la confédération CGT.

Source : site de la CGT